nenel61

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| Sujet: chaine de montage de valeo qui part en Tunisie Jeu 19 Oct - 21:22 | |
| La direction de l'usine de Mondeville l'a annoncé hier mercredi en comité d'entreprise. Ces deux chaînes représentent 60 postes de travail.
Un sureffectif de 170 salariés l'an prochain chez PSA Peugeot Citroën, Bosch qui envisagerait de réduire de 200 postes ses effectifs d'ici 2009 et, hier, la décision de Valéo de délocaliser deux chaînes de montage. Depuis deux semaines, les mauvaises nouvelles s'accumulent pour la filière automobile, dans l'agglomération caennaise. À Mondeville, Valéo/SC2N emploie 587 salariés en contrat à durée indéterminée. Dans un contexte difficile pour Valéo en France, un comité d'entreprise ordinaire se tenait, mercredi matin, à l'usine. « On nous a annoncé que deux chaînes allaient partir de Normandie dans les prochains mois, pour l'usine de Ben Arous, en Tunisie. Elles représentent soixante postes », expliquent Denis Bréant (CGT) et Patrice Picard (CFDT), au nom de l'intersyndicale qui s'est constituée.
Le site de Mondeville est spécialisé dans les capteurs (de petites pièces servant à mesurer la pression, la vitesse, etc.) et la commutation, c'est-à-dire les commandes installées autour du volant comme les clignotants. Les capteurs représentent 30 % de son activité, la commutation 70 %. Les chaînes concernées relèvent de cette dernière activité. « La réduction des postes va se faire au détriment des salariés précaires, pointent les deux syndicalistes. L'usine a toujours eu un volant d'intérimaires important, jusqu'à 250 personnes. Depuis l'an dernier, elle oscillait entre 130 et 190. D'ici la fin de l'année, la direction espère que la population intérimaire représente 70 personnes. Et cinquante-six mois plus tard. »
Le personnel de l'entreprise a observé un débrayage hier, avant le comité d'entreprise. Un autre avait eu lieu jeudi dernier, pendant trois quarts d'heure. Débrayages suivis par « 90 % des salariés de la production et 15 % côté administration et techniciens ». Au-delà de l'annonce du départ de ces deux chaînes, « la situation de l'établissement est fragile, reprend Denis Bréant. Les salariés sont inquiets. On n'a aucun nouveau marché en perspective pour la commutation. Or le site de Mondeville, à l'heure actuelle, ne pas peut vivre sans cette activité. » |
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