nenel61

Age : 31 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 3443 Localisation : orne
 | Sujet: Le patron qui avait disparu dépose le bilan dans l'orne Mar 16 Mai - 19:19 | |
| Dix salariés d'une entreprise de plomberie s'inquiétaient du silence de leur patron, réapparu peu après. L'entreprise a déposé son bilan hier.
« On attend toujours nos salaires d'avril. Depuis trois semaines, on a l'impression que rien n'a changé. » Il y a trois semaines, dix salariés d'une entreprise de plomberie d'Alençon étaient sans nouvelles de leur patron.
Ce dernier, stressé par les difficultés de sa société avait expliqué cette absence par une nécessaire prise de recul mais avait assuré les salariés dans la foulée que tout allait s'arranger. Hier, le tribunal de commerce d'Alençon a prononcé le dépôt de bilan. « Ce n'est pas un problème de travail, justifie Franck Lefrançois, le chef d'entreprise. Mais j'ai encore 300 000 € qui ne sont pas rentrés. Si je n'ai pas de rentrée, je ne peux pas payer mon personnel, ni acheter des matériaux. La médiatisation de l'affaire n'a rien arrangé. »
Les difficultés de paiement rencontrées sur un gros chantier de 74 logements sur L'Aigle sont toujours présentes. « Le maître d'oeuvre invoque des retards pour ne pas payer. Les marchandises sont bloquées chez les fournisseurs, c'est un cercle vicieux. La seule solution était de déposer le bilan. Mais nous allons continuer à assurer les chantiers pour récupérer l'argent qu'on me doit. La priorité, c'est que les salariés soient payés, ce sera le cas dans quelques jours. C'est ce qui m'empêche de dormir actuellement. »
Des intentions que ne partagent pas certains salariés. « Il y a trois semaines, il assurait que nous serions payés à la fin du mois. La semaine dernière, nos salaires avaient été versés et on n'a toujours rien. Aujourd'hui, nos banques ne nous suivent pas et la situation est difficile. C'est ma belle famille qui a payé la cantine de mes enfants ce mois-ci », explique Philippe Maton. « Il nous a dit qu'il fallait lui faire confiance mais aujourd'hui, on ne peut plus », ajoute Stéphane Balay qui attend désormais que les choses aillent vite. |
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