Junker

Age : 34 Inscrit le : 22 Déc 2007 Messages : 1202 Localisation : Entre Honfleur et Pont-Audemer
| Sujet: Débat sur les langues régionales Mar 13 Mai - 13:37 | |
| Langue - La guerre des patois
Pour la première fois mercredi sous la Ve République, l’Assemblée a débattu de la place des langues régionales. Le gouvernement refuse de les reconnaître dans la Constitution.
« La langue de la République est le français. » Suivant le triptyque « un pays, une nation, une langue », la tradition jacobine de l’Etat français a toujours farouchement défendu ce principe édicté par l’article 2 de la Constitution. Quitte à prendre le risque de voir s’éteindre des langues anciennes, véhiculant traditions et cultures régionales, mais suspectées de mettre en péril l’unité et le sentiment d’appartenance à la nation. Est-ce l’effet de la « ch’timania » ? De l’attachement des Français à leur identité locale, qui s’est encore manifesté récemment par la crispation sur les plaques minéralogiques ? Les députés ont rouvert mercredi ce débat, longtemps tabou.
« Frilosité des institutions » « Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus diras » (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a lancé Daniel Mach (UMP), avant de se faire rappeler à l’ordre par le vice-président de l’Assemblée, Marc L’affineur (UMP), qui l’a averti qu’il était « interdit de s’exprimer autrement qu’en français dans l’Hémicycle ». A l’instar du député des Pyrénées-Orientales, une vingtaine d’élus bretons, alsaciens, catalans, corses, occitans, béarnais – de tous bords politiques – avaient décidé de faire chanter leurs accents pour plaider la cause des « langues de France ». Objectif : obtenir la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales dont s’est doté le Conseil de l’Europe en 1992.
La France a signé cette Charte en 1999, mais ne l’a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu’une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution. Déplorant que « la France, qui a la chance de posséder 77 langues régionales, les laisse s’éteindre peu à peu », la député socialiste du Morbihan Françoise Olivier-Coupeau a estimé qu’il était « largement temps de vaincre la frilosité des institutions ». Le PS propose donc d’ajouter à l’article 2 de la Constitution la phrase : « dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine ». L’UMP Marc Le Fur (Côtes-d’Armor) se contenterait lui d’une « belle et grande loi », apportant « du concret sur l’éducation, les médias, Internet, la signalétique », car, a-t-il estimé, « égalité ne veut pas dire uniformité ».
Une loi, mais pas de révision constitutionnelle Lors de la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait exprimé sa volonté « de réfléchir ensemble aux propositions très concrètes que l’on pourrait retenir pour sécuriser une fois pour toute la situation des langues régionales de France ». Sa ministre de la Culture Christine Albanel a donc promis aux députés, « dans un calendrier proche », un « cadre de référence » sous forme de projet de loi. Elle a en revanche refusé catégoriquement un processus de révision constitutionnelle pour ratifier la Charte, qui impliquerait un « droit imprescriptible » de parler une langue régionale notamment dans la sphère publique. « Ce qui est contraire à des principes constitutionnels aussi fondamentaux que l’invisibilité de la République, l’égalité devant la loi et l’unité du peuple français », a-t-elle ajouté. Mais l’opposition craint que sans révision constitutionnelle, tout nouveau texte législatif soit nécessairement frappé d’inconstitutionnalité.
Aurore Merchin et Alexandra Gonzalez, le vendredi 9 mai 2008 à 04:00 source : http://www.francesoir.fr/dossier/2008/05/09/langue-la-guerre-des-patois.html _________________ "La Normandie n'est ni une province, ni un assemblage de départements ; c'est une nation !" (Eugène Gigault de la Bédollière) |
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Le Hable

Age : 36 Inscrit le : 17 Sep 2007 Messages : 1110 Localisation : 01°50'10'' Ouest / 49°42'24 Nord
| Sujet: Re: pouorqui j'prêchons paé nouormand? Mar 13 Mai - 14:46 | |
| Paris et encore et toujours Paris qui décide et tranche aveuglement
Pendant que les langues régionales se meurent, le ministére de la culture subventionne des espaces libres pour tagger dans un charabia incompréhensible, reconnait le rap et le slam et son verlan aux victoires de la musique. Les edifices religieux exotiques poussent à vitesse grand V. Le terroir lutte pour tenter de nager la tête hors de l'eau, quand les quota poussent comme le chiendent . Les campagnes se vident pour devenir des villages vacances 2 mois dans l'année. La liste est longue malheureusement. Paris n'en a cure de l'identité régionale, ce magma "humain" de nulle part consomme ,digére et evacu tout ce qui ne lui ressemble pas. Une fois la langue Normande morte, Notre campagne vidée, l'agriculture la pêche liquidées, Que reste-t-il? Il est temps de remercier comme il se doit ces lointaines instances parisiennes et bruxelloises pour qu'enfin La Normandie et ses Normands et Normandes décident de leurs avenirs. Comme le disait Mait' Fernand "Quand on sait d'ou l'on vient, on sait mieux ou l'on va". Tantot _________________ PECHEURS DU COTENTIN Un peuple ne peut vivre sans s'enraciner. Nos vraies racines, ce sont aussi les filets, les cordes et les casiers de nos pêqueux. Jean MABIRE, Le Becquet de Sénoville, Mai 1975 Normands n'oubliez pas vos pêcheurs, horzains, apprenez à les connaitre. Georges BERNAGE, Caen, le 4 Juin 1975 |
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