nenel61

Age : 31 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 3502 Localisation : orne
 | Sujet: combat entre bande armée évité a oissel Lun 11 Fév - 19:39 | |
| Pendant deux heures, samedi, le quartier de la gare de Oissel, a été bouclé par la police. Objectif ? Interpeller quarante et un jeunes venant de Cléon et de Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Une bande armée, qui prenait la direction du centre commercial Saint-Sever à Rouen, pour en découdre avec d'autres jeunes. Une bande rivale du quartier du Château-blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray. Selon nos informations, les forces de police étaient sur le qui-vive depuis plusieurs jours. Des « informations de terrain » laissaient penser que l'affrontement était prévu pour la fin de semaine. Vendredi, samedi au plus tard. Et l'information s'est révélée exacte. 41 jeunes en garde à vue
Sitôt la bande réunie, samedi vers 14 h 45, la police est informée. Elle les suivra à distance jusqu'à la gare de Oissel où ils se rendent à pied. Là-bas, ils s'engouffrent dans un bus, direction la rive gauche de Rouen. Le car démarre. C'est ce moment que choisissent la Brigade anti-criminalité (BAC) et la Compagnie départementale d'intervention (CDI) - une trentaine de fonctionnaires en tout - pour intercepter l'équipe.
Sans heurt. Dans le bus, les policiers découvrent un véritable arsenal. Revolvers à grenailles, coupe-coupe, amortisseurs reconvertis en gourdin, battes de baseball, marteaux… De quoi blesser. De quoi tuer. Le bus de la TCAR est alors réquisitionné pour acheminer les jeunes au commissariat central, rue Brisout-de-Barneville où ils sont placés en garde à vue. Là, la police fait les comptes : sur les quarante et un jeunes, six ont eu déjà affaire à la justice pour différentes affaires. Vingt-sept sont mineurs. Et sept n'ont que 15 ans. Sur les motivations de l'expédition punitive, pas un mot. Les policiers et le parquet doivent recouper les quarante et une versions. Différentes bien entendu. Tous réfutaient hier encore vouloir s'attaquer à une bande rivale. Et aucun ne reconnaissait être le propriétaire de l'une des armes retrouvées dans le bus. Quel mobile ?
Le contexte de la rivalité n'est pas encore clairement défini.
Une affaire de stupéfiants ? Une histoire de filles ? De jalousie ? Un regard qui a déplu ? Une histoire d'« honneur à laver » peut être ? Une rixe très brève avait en effet déjà éclaté le 2 février dernier au cœur du quartier Saint-Sever. Un quartier, où la présence policière a été accrue d'ailleurs samedi dès l'annonce de la mise en branle du cortège interpellé à Oissel. Hier, le parquetier de permanence a décidé de prolonger la garde à vue de toute la bande. Tous devraient être déférés aujourd'hui pour « transport d'armes en réunion ». Un délit puni de trois à dix ans de prison. Hier, vingt-quatre heures après l'intervention policière, le calme était revenu à Oissel. La ligne 10 fonctionnait tout à fait normalement. Un chauffeur de l'après-midi n'avait même pas entendu parler de l'incident. Et autour de la gare, comme à l'intérieur, c'était le calme plat. « Les policiers m'ont dit qu'une partie des jeunes, la moitié peut-être, venaient de Cléon et de Saint-Aubin, plus particulièrement des quartiers Les Fleugrais et La Croix, commentait hier Alain Ovide, le maire de Cléon. Depuis trois ou quatre mois, nous avons en effet quelques problèmes. » Des « problèmes » qui, samedi, auraient pu virer au drame.
source paris normandie |
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